La Vendée est un modèle dans :

Le vélo sportif : Tour de France, Total Direct Energie ….

Le vélo loisir et touristique :

  • La Vendée Vélo, réseau de découvertes et de promenades qui se focalise sur les zones touristiques.
  • Un réseau touristique important et reconnu

 

Mais est en retard dans celui du vélo utilitaire.

Alors que les avantages collectifs et individuels sont très importants. Le vélo c’est :

  • Bon pour la santé,
  • Bon marché,
  • Bon pour l’environnement : Transition écologique et énergétique,
  • Bon pour l’économie de proximité,
  • Bon pour l’attractivité du territoire,
  • Bon pour la création d’emplois : économie du vélo locale, non délocalisable … et qui n’en est qu’à ses débuts,
  • Bon pour la sécurité : le premier danger du vélo n’est-il pas celui de ne pas en faire ?
  • Moins de fractures sociales et territoriales : accès à la mobilité pour tous (y compris pour les publics précaires),
  • Plus convivial,
  • Plus rapide,
  • La liberté, la découverte.

Des objectifs chiffrés :

  • Alors que 58% des trajets domicile-travail de moins d’1 km se font toujours en voiture, et 74% quand ils font moins de 3 Km, que la part du vélo ne représente actuellement que 3% des déplacements ….
  • L’objectif national pour tenir les engagements climat est que le vélo doit représenter 9% des déplacements en 2024 et 12% en 2030.

 

Le Département, un acteur majeur

Le vélo rentre dans le champ de plusieurs compétences du Département.

  • Solidarité : un mode de déplacement pour les publics fragiles, vers l’emploi et l’insertion,
  • Aménagement – transports – mobilité – routes : des pistes sécurisées, directes et roulantes, valorisation de l’intermodalité …
  • Education pour les collégiens,
  • Sport

 

  • Gouvernance :

Bien souvent la difficulté des politiques dédiées au vélo est paradoxalement qu’il y a de nombreux leviers qui peuvent être activés par le Département ; pour réussir à dépasser une approche uniquement par le tourisme ou par le sport, et à présenter en fin de mandat un bilan plus complet sur cette thématique …

 

Préconisations :

  • Un élu à compétence transversale sur la thématique des mobilités actives pour mettre en cohérence les divers aspects du plan vélo,
  • Une cellule « mobilité active » intégrant le service voirie, mais aussi des représentants des usagers,
  • Un Plan Vélo décliné, cohérent, programmé, financé ; les élus affirment une politique vélo et donnent les moyens aux services de la mettre en œuvre (volonté, compétences, financement),
  • Un Budget: pour atteindre l’objectif chiffré, une part modale de 12% en 2030, les collectivités doivent investir 30 €/an/habitant (moyenne nationale : 3,75 €).

 

  • Une voirie cyclable 

En Vendée, 12 EPCI sur 20 étaient encore au point mort sur la question de la planification des mobilités actives en 2020.

Le Département a la légitimité et une responsabilité à mener une politique d’aménagement d’un réseau cyclable sécurisé, roulant, continu, direct et structurant pour tous (quels que soient l’usage, l’âge ou l’aptitude des utilisateurs).

Pour mettre à niveau et garantir la qualité cyclable de l’ensemble des infrastructures sous sa responsabilité, particulièrement en milieu rural ….

Préconisations :

  • Un principe: Pour intégrer, dans chaque nouvel aménagement ou réfection de voiries existantes, des aménagements cyclables (loi LAURE modifiée par la loi LOM du 24/12/2019 – articles L.228-2, L.228-3 et L228-3-1 du code de l’environnement).
  • Un Guide: Pour uniformiser les aménagements et la signalétique, édicter toutes les caractéristiques des voiries cyclables (cf. des exemples dans d’autres départements comme le Vaucluse, le Finistère…)
  • Une priorité: Pour desservir les pôles générateurs de déplacements : les zones d’activité, les aires de covoiturage, les gros équipements départementaux, les bourgs, les établissements d’enseignement, les zones commerciales et de loisirs ….
  • Un outil: Pour signaler les difficultés des usagers au quotidien, les problèmes de voirie, les points dangereux sur les axes routiers du département (cf Les Vigies dans le Calvados).
  • Une nécessité: Le vélo concerne autant les communes rurales que les villes, donc nécessité de déployer des moyens d’ingénierie financière et technique pour assister les différents EPCI à définir leur schéma vélo et aménager leurs voiries (définition de schémas vélo, appui aux études d’avant-projet d’infrastructures, appui sur l’ingénierie financière pour bénéficier des dispositifs d’aide, mobilisation de l’agence d’ingénierie départementale …)

 

  • La Vendée, un département qui donne l’exemple 

La Vendée est déjà le département des Pays de la Loire où les entreprises se sont le plus mobilisées pour le challenge des mobilités de l’Ademe.

Pour encourager cette première dynamique, le Département doit donner l’exemple, être l’employeur modèle, favoriser les déplacements à vélo de ses propres agents, et de ceux employés par toute autre structure satellite qui lui est attachée (exemple de l’Office Public Départemental de l’Habitat).

Il s’agit de montrer que l’Investissement dans le vélo est rentable pour une entreprise (ponctualité et meilleure santé des salariés, employabilité de publics éloignés, image positive de l’entreprise…)

Préconisations :

  • Forfait Mobilités Durables,
  • Label employeur pro-vélo,
  • Stationnement vélo, avec locaux sécurisés et éclairés,
  • Flotte de vélos de services,
  • Bornes de recharge électriques,
  • Programme de réparation, de formation et de sensibilisation,

Les aménagements cyclables sont, évidemment, un impératif pour la sécurité, et donc le développement de la pratique quotidienne du vélo utilitaire.

La possibilité d’acheter un vélo est un impératif pour en faire, bien sûr, et justifie une politique ciblée sur les ménages les plus modestes.

Mais un des chantiers qui se situe souvent dans l’angle mort des politiques cyclables c’est que pour se déplacer à vélo, il faut savoir en faire !

Or la tâche est titanesque : moins de 40% des adultes se déclarent complètement à l’aise à vélo.

  • Politique Sociale :

La solidarité est dans l’ADN des politiques départementales. Par ses atouts en matière de santé, de lien social, ou encore sur le champ de l’économie sociale et solidaire, le vélo apparaît comme un outil majeur d’accompagnement des politiques d’un Département auprès de l’ensemble de ses publics.

Le vélo peut permettre aux publics éloignés de l’emploi, parmi lesquels les bénéficiaires du RSA, de se réinscrire dans un parcours d’insertion.

Il permet aussi de maintenir une certaine activité physique de nos aînés et des personnes en situation de handicap. 

Préconisations :

  • Aides à l’entretien ou à l’achat de vélos pour les ménages modestes (VAE et vélos classiques),
  • Mesures d’accompagnement pour les bénéficiaires du RSA : subventions de vélos-écoles, financement de l’auto-réparation, ateliers de remise en selle, financement d’un chantier d’insertion de réparation.
  • Financement d’équipements adaptés au handicap pour maintenir les mobilités actives dans les EHPADs ou les MDPH.

 

  • Politique éducative

Le nouveau dispositif du « savoir rouler à vélo » (SRAV) qui va devenir un enseignement EPS prioritaire au primaire, au même titre que le « savoir nager », doit être poursuivi au collège, à un âge où les jeunes doivent être encouragés à la mobilité, à l’autonomie.

Seuls 54,9 % des 15-20 ans se sentent « complètement à l’aise »1 à vélo. La plupart de ceux qui savent en faire l’ont appris en famille, parfois avec leurs parents. L’école a donc un rôle important à accomplir pour favoriser l’égalité d’accès à ce moyen de déplacement le moins cher et le plus écologique après la marche. Le collège est un lieu privilégié : à leur âge les collégiens gagnent en indépendance, apprennent à bien se comporter sur la route et commencent à se forger des habitudes de déplacements qu’ils garderont tout au long de leur vie…

En supplément c’est un formidable outil de lutte contre la sédentarité, véritable fléau pour la jeune génération.

Préconisations :

  • Un plan de déplacement d’établissement ambitieux pour chaque collège,
  • Des espaces de stationnement pour au moins 10% des effectifs (collégiens et personnels),
  • Le prêt de vélos,
  • Une sensibilisation à la mobilité active,
  • Le financement des communes pour créer la desserte des collèges.