Six axes pour faire gagner le vélo en Loire-Atlantique

Les départements sont en charge des routes du quotidien (et donc du vélo) mais aussi :

– du tourisme (donc de nombreuses voies vertes)

– des collèges, donc de l’émergence d’une génération vélo

– d’une action en faveur de l’environnement et donc de nombreux dispositifs permettant de développer le vélo

– des solidarités, pour l’égalité des territoires et les plus fragiles.

1. GOUVERNANCE : se mettre en ordre de bataille

En 2020, sur 17 communautés de communes, 7 (40% !) n’avaient pas de plan vélo mis en œuvre !

Le vélo, pour les déplacements domicile-travail varient énormément selon les communautés de commune : 0,56% pour Pays de Pont-Château Saint Gildas et 6,31% pour Nantes Métropole… En 2007-2016 sur 37 projets de collectivités soutenus financièrement et techniquement par le département. Ce mouvement doit pouvoir se poursuivre.

2. VOIRIE CYCLABLE : assurer la sécurité, la qualité et la continuité des itinéraires

Les départements gèrent 377 000 km de réseau routier en France, ils ont une responsabilité importante pour la sécurité de tous les modes de transports ! Il est impératif d’intégrer un aménagement cyclable sécurisé à chaque nouveau
projet d’aménagement. Il est également souhaitable d’améliorer la desserte des bourgs et de l’ensembles des lieux de la vie quotidienne : zones d’activité, les équipements sportifs, les aires de covoiturage, les gros équipements
départementaux et les établissements scolaires…

3. SOLIDARITE : égalité des personnes

Le département est engagé dans la solidarité à l’encontre de plus fragiles. Cet effort peut continuer à se décliner dans sa politique cyclable : accentuer le programme Vélila (flotte de 200 vélos de location longue durée mis à disposition
dans communautés de communes pour faciliter la « conversion » au vélo), aide à l’achat non seulement des VAE mais aussi des vélos musculaires (petits budgets), accompagnement des plus âgés et des personnes en situation de handicap
à encourager (vélos spéciaux et venue d’accompagnants), mais aussi poursuite de l’accompagnements des publics précaires ou éloignés de l’emploi.

4. TOURISME : pour un tourisme dynamique et durable

En Loire Atlantique, les deux principaux itinéraires touristiques voient leur fréquentation augmenter chaque année (+47% pour la Loire à Vélo et +34% pour la Vélodyssée entre 2012 et 2016), avec à la clef des retombées économiques
non négligeable pour l’économie départementales.

– Participer et financer les comités d’itinéraire

– Promouvoir un tourisme local, social et solidaire en soutenant, notamment, le label Accueil Vélo

5. EDUCATION : Faire émerger une génération vélo

En Loire Atlantique, on estime qu’environ 6% des collégiens se rendent déjà dans leur établissement à vélo, avec des disparités très importantes d’un collège et d’un territoire à un autre. Or environ 3 % des établissements n’ont pas
du tout de garage à vélos, et la majorité dispose de moins de 50 emplacements ! On estime que 50% des établissements interrogés considèrent les aménagements cyclables aux abords de leur établissement comme inexistants ou dangereux.

Seuls 54,9 % des 15-20 ans se sentent « complètement à l’aise » à vélo. La plupart de ceux qui savent en faire l’ont appris en famille, parfois avec leurs parents. L’école a donc un rôle important à accomplir pour favoriser l’égalité
d’accès à ce moyen de déplacement le moins cher et le plus écologique après la marche.

Les efforts engagés dans certains établissement doivent pouvoir se généraliser : plan de déplacement intégrant le vélo, stationnement en quantité et qualité suffisantes, sensibilisation et enseignement du vélo auprès des collégiens et collégiennes…