Pourquoi développer une culture vélo dans mon établissement ? 

Une manière de contribuer au bien être des salarié.e.s 

Garantir et améliorer la santé physique et mentale des salarié.e.s 

Les employé.e.s qui se rendent au travail à vélo diminuent de 40 à 50% leur risque de mortalité lié au cancer ou à une maladie cardio-vasculaire. Le vélo permet également de réduire le stress, améliorer le sommeil et l’épanouissement personnel des usager.ère.s. La participation à des ateliers peut aussi renforcer les liens inter – services au sein d’une entreprise et contribuer plus globalement à créer une communauté pro – vélo. Globalement, le vélo permet ainsi un accroissement de 2,5 années d’espérance de vie en moyenne. (University of Glasgow, Cycling to workmaycutyourrisks of prematuredeath by 40%, 2017). 

Contribuer à assurer une Qualité de Vie au Travail 

81% des employé.e.s qui utilisent un mode actif (vélo ou marche) s’estiment satisfaits de leur Qualité de Vie au Travail (QVT) contre seulement 65% des automobilistes et 70% des usager.e.s des transports en commun. (Ecodev, Enquête, mobilité et qualité de vie au travail, 2019). 
Réduire le temps de trajet des salarié.e.s 
En ville, le vélo est le mode de transport le plus rapide avec une vitesse moyenne de 15km/h contre 14km/h pour la voiture. Economiser du temps de trajet peut notamment permettre de garantir aux salarié.e.s un meilleur équilibre entre leur vie professionnelle et leur vie personnelle. 
Et ailleurs? Le développement des vélos à assistance électrique permet de faire des trajets plus longs (rayon de pertinence du VAE jusqu’à 20 km contre 5-10 km environ en musculaire) qui peuvent aussi être augmentés grâce aux trajets intermodaux. (ADEME, Privilégier les modes actifs de déplacement, 2022). 

Un manière d’agir pour le climat 

Limiter les émissions de gaz à effet de serre 

Le secteur des transports est responsable de plus d’un tiers des émissions de gaz à effet de serre à l’échelle de la planète. Or, 75% des employé.e.s travaillant à moins de 5 km de leur domicile se rendent encore sur leur lieu de travail en voiture. Ainsi, les trajets domicile-travail représenteraient environ 15% des émissions liées aux voitures. Le vélo s’impose donc comme une solution majeure pour réduire nos émissions. Multiplier par 10 les déplacement à vélo permettrait en effet de réduire de 25% les émissions totales du secteur des transports. (Insee, Déplacements domicile travail, même sur des très courts trajets la voiture reste majoritaire, 2021);  (Carbone 4, Trajet domicile travail, développer le covoiturage et les mobilité douces, 2019); (Aurélien Bigo, Les transports face au défi de la transition énergétique, 2020). 

Toucher une large cible 

L’objectif de 9% de part modale pour le vélo en 2024 (et de 12% en 2030) nécessite d’impulser un changement de pratique à grande échelle. Proposer une alternative au reflexe du « tout voiture » en milieu professionnel permet à la fois de sensibiliser les employé.e.s mais aussi toutes les parties prenantes en lien avec l’établissement en question: les fournisseurs, les client.e.s, les prestataires etc. 

Ancrer des habitudes dans tous les déplacements de la vie quotidienne 

L’influence des mobilités domicile-travail s’étend bien au-delà de la seule sphère professionnelle. Devoir se motoriser pour le travail amène à se motoriser pour le reste. De plus, l’injonction à se déplacer en vélo ne suffit pas, l’employeur est donc un excellent relai car il.elle a un rôle d’accompagnement à jouer. 

Une manière de réduire les coûts 

Réduire les coûts liés aux transports qui pèsent sur l’établissement et sur les salarié.e.s 

Aujourd’hui, l’employeur doit participer aux frais de déplacement domicile-travail et professionnels des employé.e.s. Or en moyenne, une voiture coûte entre 5 000 et 8 000 euros par an (essence, assurance, carte grise, contrôle technique, stationnement, péages, entretien …) contre seulement 240 euros en moyenne pour un vélo (entretien). 
En plus des frais liés aux déplacements, le coût du foncier est également très favorable au vélo étant donné qu’une place de stationnement voiture équivaut à en moyenne dix places de vélos. 
En développant une culture vélo au sein de l’établissement, l’employeur permet également à ses salarié.e.s de réduire leurs dépenses et ainsi augmenter leur pouvoir d’achat surtout dans un contexte marqué par des prix du carburant élevés et fluctuants. En plus des frais moins élevés du vélo par rapport à la voiture, les salarié.e.s peuvent bénéficier du forfait mobilité durable. 

Réduire le taux d’absentéisme 

L’amélioration de la santé physique et mentale des employé.e.s via la pratique régulière du vélo permet par extension de réduire le taux d’absentéisme d’environ 15%. (Ingrid J.M. Hendriksen, Monique Simons, Francisca Galindo Garre, Vincent H. Hildebrandt, The association between commuter cycling and sickness absence, 2010). 

Les idées reçues sur le vélo

Le vélo c’est dangereux

La sécurité augmente quand il y a plus de cyclistes; Il y a de plus en plus d’aménagements; Le vélo est deux fois moins dangereux que les 2RM;  2/3 des décès à vélo ont lieu hors agglomération le plus souvent dans le cadre de pratiques sportives; Sensibilisation sécurité possible. 

Ca coute cher d’agir pour développer la culture vélo 

Il est possible de commencer avec des actions simples (intervention d’une association pendant une heure etc); 
Il y a des aides exceptionnelles en ce moment (OEPV, …).

Ca prend du temps d’agir pour le vélo

Avec une personne référente ça avance mieux et possibilité de commencer par une action simple.

Le vélo c’est rétrograde, la voiture c’est le signe de la réussite pour mes salarié.e.s, je ne veux pas restreindre leurs libertés

Le vélo c’est un symbole de liberté; On constate une explosion des achats de vélos: c’est un nouvel objet de désir; De nombreuses entreprises témoignent aussi qu’elles recrutent plus facilement (des jeunes) lorsqu’elles s’intéressent au vélo.

Ce n’est pas ma priorité 

Le vélo = pouvoir d’achat (240€/an VS 5 à 8k€ pour une voiture !);
Urgence climatique; 
Les aides OEPV disponibles sont limitées dans le temps. 

J’ai déjà mis en place des actions RSE en place 

Intérêt d’une approche transversale de l’engagement; Possibilité de commencer par des actions simples; Cohérence avec l’élaboration d’un Plan de Mobilité; Augmentation de l’attractivité du vélo; Prix du carburant fluctuants et élevés; Aides vélo limitées dans le temps. 

C’est à la collectivité de s’en occuper 

En tant que personne morale, l’entreprise a une responsabilité sociétale; En tant qu’employeur, l’entreprise a une responsabilité envers ses salarié.e.s : c’est une instance de socialisation et elle doit favoriser leur bien-être au travail; Les collectivités n’ont pas à intervenir dans des sites privés; Si l’entreprise n’a aucun moyen de mettre en place des infrastructures vélo (car elle est en centre ville par exemple) elle peut en faire part à sa collectivité.

Tout ce qu’il est possible de faire pour développer une culture vélo 

Définir une stratégie et des outils de pilotage adaptés à vos besoins  

Avant la mise en place d’actions concrètes, la nomination d’un.e référent.e vélo et la rédaction d’une stratégie mobilité vélo associée à des objectifs en termes de part modale sont nécessaires pour structurer un plan d’action à long terme en adéquation avec vos ambitions. 

Utiliser différents outils de communication et de mobilisation

Pour initier le changement de pratique de vos salarié.e.s, il est important de communiquer sur les avantages du vélo et les solutions qui peuvent être mises en place. Pour cela, vous pouvez mettre à disposition un guide ou un support qui centralise les informations pro – vélo à destination de vos salarié.es et des visiteur. se. s du site, sensibiliser sur l’intermodalité ou le report modal, et proposer des conseil personnalisés.
Il est aussi important de motiver vos salarié.e.s en mettant en place par exemple un Forfait Mobilité Durable (FMD), ou en créant une communauté pro vélo au sein de votre établissement. Il est également cohérent d’intégrer toutes les parties prenantes en mettant en place des stationnements vélo pour accueillir le public, des outils de maintenance ou du matériel à disposition par exemple. 
L’organisation d’événements comme la participation au Défi Mobilité peut aussi être un bon moyen d’initier ou de dynamiser une culture vélo au sein de votre établissement. 

Mettre en place des solutions concrètes pour lever les freins au changement de pratique 

Vous pouvez proposer des services de maintenance et de réparation, proposer des essais de vélos et mettre à disposition une flotte. Pour garantir des déplacements sécurisés, vous pouvez proposer des formations à la conduite sécurisée à vélo ou distribuer des kits de sécurité par exemple. La mise en place d’équipements est aussi importante pour que le vélo soit considéré comme une option de déplacement fiable et confortable. Les équipements peuvent comprendre des espaces de stationnement accessibles et sécurisés, des vestiaires, ou des casiers. 
Ces idées de plan d’action ne sont pas exhaustives et il est surtout important de mettre en place une stratégie qui corresponde aux besoins de vos salarié.e.s. Il existe de nombreux exemples de solutions qui sont notamment regroupées dans le cahier des charges de l’employeur pro vélo. 

Comment se lancer? 

Pour développer une culture vélo dans votre établissement, il peut être utile et plus facile de s’appuyer sur des associations via des programmes pro vélos existants qui ont également été développés dans d’autres établissements en Pays de la Loire. 

Proposez des animations réalisées par les associations du Collectif ! 

Vous souhaitez initier votre stratégie mobilité vélo via des actions plus ponctuelles? N’hésitez pas à contacter une des associations du Collectif proche de chez vous. 
Trouvez la liste des associations par ici : https://velo-paysdelaloire.fr/index.php/associations-membres/
Les associations du Collectif proposent des animations adaptées à vos besoins liées aux pratiques cyclables et à l’entretien du vélo: 

Sensibilisation à la pratique du vélo en sécurité 

Les ateliers de sensibilisation permettent de lever les appréhensions à une pratique régulière et sécurisée du vélo. Pour ce fait, les associations du Collectif proposent différents formats adaptés au niveau de pratique et aux besoins des salarié.e.s : 
  • Des cours de conduite pour développer la capacité à se déplacer à vélo (conduite vélo dans la rue et aux abords de l’entreprise, conduite vélo à assistance électrique, formation “Coach vélo”, conduite d’un vélo cargo à assistance électrique dans la rue, tests de vélos spéciaux…)
  • Des ateliers de sensibilisation à la sécurité à vélo et code de la route vu du guidon
  • Des ateliers pour préparer la pratique du vélo au quotidien (définition des itinéraires, du type de vélo…)
  • Sorties à vélo pour mieux connaitre son environnement et notamment les aménagements pour définir son trajet

Entretien et lutte contre le vol et le recel de vélo 

Complémentaires aux ateliers liés à la pratique, les associations du Collectif proposent également des animations liées à l’entretien et la sécurité du vélo telles que :
  • Des ateliers d’entretien / de réparation de vélo
  • Du marquage Bicycode contre le recel et le vol de vélo

Participez à des événements pour promouvoir la culture vélo ! 

La pratique du vélo au quotidien est avant tout un plaisir qu’il peut être cohérent de découvrir au travers d’évènements pro vélo! 
Participer à des événements comme le Défi Mobilité peut permettre d’enclancher une dynamique favorable pour engager vos salarié.e.s dans le développement d’une culture vélo. 

Devenez Employeur Pro Vélo ! 

Vous ne savez pas par où commencer ou ne disposez pas d’un budget à la hauteur de vos ambitions sur le déploiement du vélo ? N’hésitez pas à tester (c’est gratuit !) le programme national Objectif Employeur Pro-Vélo (OEPV) : conseil sans engagement et financements jusqu’en 2023 au plus tard ! 
Ce programme vous permet notamment de bénéficier de financements pour faire intervenir des prestataires, dont des associations du Collectif Vélo Pays de la Loire, pour de la sensibilisation, des cours de vélo, des ateliers mécanique vélo etc. mais aussi d’avoir un coup de pouce sur l’installation de stationnement, des prestations de conseil pour votre plan mobilité, etc.  A la clé de vos efforts si vous poursuivez la démarche jusqu’au bout : un audit pour faire reconnaitre votre qualité d’employeur pro-vélo grâce à un label : déjà 300 employeurs se sont lancés dans l’aventure, pourquoi pas vous ?